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LA MAISON COQUETANCE

L'Art de vivre
islamique

 

Ce n'est pas une esthétique. C'est une manière d'être au monde.

L'Art de vivre
islamique

Ce n'est pas une esthétique. C'est une manière d'être au monde.

CE QUE C'EST

Avant tout, le comportement

On croit souvent que l'art de vivre islamique est une affaire de décoration : un intérieur clair, une calligraphie au mur, un parfum d'encens.

Ce n'est pas ça.

L'art de vivre islamique, c'est le bon comportement enseigné par le Prophète ﷺ.

C'est la manière dont Allah veut que nous soyons — dans ce que nous mangeons,

dans la façon dont nous nous asseyons, dans ce que nous disons et

le ton sur lequel nous le disons, dans le regard que nous portons sur

nous-mêmes et sur les autres.

Autrement dit : ce n'est pas ce qu'on met dans une maison.

C'est ce qu'on met dans ses gestes.

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PREMIÈREMENT

La table

Manger est le geste le plus ordinaire de la journée, et le Prophète ﷺ lui a donné une forme.

Commencer au nom d'Allah. Manger de la main droite. Prendre ce qui est devant soi. Ne pas critiquer un plat. Remercier à la fin.

Et surtout, cette mesure que notre époque a oubliée : manger avant d'être affamée, s'arrêter avant d'être pleine.

Un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson, un tiers pour le souffle.

D'APRÈS UN HADITH RAPPORTÉ PAR AT-TIRMIDHI

Une femme qui mange ainsi ne suit pas un régime. Elle honore un corps qui lui a été confié.

DEUXIÈMEMENT
 

La posture
 

La façon dont une femme s'assoit dit quelque chose avant qu'elle ait parlé.

S'asseoir avec calme plutôt que de s'effondrer. Ne pas s'étaler,
ne pas se recroqueviller non plus. Occuper sa place, entièrement, sans excès.

 

Le Coran dit de la démarche qu'elle doit être mesurée.

Ce n'est pas une contrainte : c'est une dignité rendue au corps.

Il y a une différence immense entre une femme qui se tient et une femme qui se tasse.
La première a compris qu'elle valait quelque chose. La seconde s'excuse d'exister.

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TROISIÈMEMENT

La parole

C'est peut-être le chapitre le plus exigeant, parce qu'il ne se voit pas et qu'il ne s'arrête jamais.

Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien, ou se taise.

RAPPORTÉ PAR AL-BUKHARI ET MUSLIM

La bonne parole n'est pas une politesse. C'est une aumône. Le sourire adressé à quelqu'un en est une. Le mot qui apaise en est une. Le silence choisi plutôt que la médisance en est une aussi.

Et il y a le ton. Le Coran demande de baisser la voix — non par effacement, mais parce que la voix forte n'a jamais convaincu personne. Une femme qui parle doucement et fermement se fait entendre bien mieux qu'une femme qui hausse le ton.

La douceur n'est pas une faiblesse. C'est une maîtrise.

QUATRIÈMEMENT

Les relations

Le salam avant toute chose. La visite qu'on rend. L'invitation qu'on honore.

Le voisin dont on prend soin, qu'on le connaisse ou non.

Le Prophète ﷺ a défini le musulman par ce qu'il ne fait pas :

celui dont les autres sont préservés de sa langue et de sa main.

C'est un standard redoutable, parce qu'il ne se mesure pas à ce qu'on donne, mais à ce qu'on s'interdit.

 

On peut être généreuse et blessante. On peut être présente et médisante.

L'art de vivre commence là : dans la manière dont les gens se sentent

après nous avoir quittées.

CINQUIÈMEMENT

Le respect de soi

Voici ce que beaucoup de femmes musulmanes n'ont jamais entendu : tu as des droits sur toi-même.

Ton corps a un droit sur toi. Ton repos a un droit sur toi. Ton âme a un droit sur toi.

Ce n'est pas de l'égoïsme, c'est un rappel prophétique, adressé à un homme

qui priait toute la nuit et jeûnait tous les jours.

Une femme qui s'épuise à donner ne suit pas un idéal religieux.

Elle suit un modèle culturel qu'on a habillé de religion.

Se soigner, se reposer, se nourrir correctement, dire non quand il le faut : tout cela fait partie de l'art de vivre.

Pas contre le service aux autres, pour pouvoir le tenir longtemps, et sans amertume.

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SIXIÈMEMENT

L'élégance

Allah est Beau et Il aime la beauté.

RAPPORTÉ PAR MUSLIM

Ce hadith règle une question que beaucoup de femmes se posent en silence :

ai-je le droit d'être belle ?

Oui. La beauté n'est pas une frivolité tolérée, c'est quelque chose qu'Allah aime.

Le soin apporté à sa tenue, à sa propreté, à son parfum, à sa maison,

n'est pas de la vanité tant qu'il ne devient pas de l'orgueil.

La différence tient en une question : est-ce que je soigne

mon apparence parce que je me respecte, ou pour qu'on me valide ?

La première est un art de vivre. La seconde est une dépendance.

SEPTIÈMEMENT

La pudeur

Le hayâ' est décrit comme une branche de la foi. Et c'est bien plus vaste que le vêtement.

C'est une retenue dans le regard, dans la parole, dans ce qu'on expose de sa vie.

C'est ne pas tout raconter. Ne pas tout montrer. Garder pour soi ce qui n'appartient qu'à soi et à son foyer.

À une époque où l'on demande aux femmes d'exposer leur intimité pour exister,

la pudeur redevient ce qu'elle a toujours été : un pouvoir.

Celle qui ne montre pas tout garde quelque chose. Celle qui garde quelque chose reste souveraine.

La pudeur n'est pas l'effacement.

On peut être pleinement présente, élégante, écoutée, et pudique.

Ce sont même les femmes les plus discrètes sur leur vie privée qui inspirent le plus de respect.

CE QUE CELA CHANGE

Une vie entière

devient adoration

Voilà pourquoi cet art de vivre est au cœur de ce que nous transmettons chez Coquetance.

Parce qu'il abolit la frontière que tant de femmes portent en elles : d'un côté la vie spirituelle, de l'autre la vie ordinaire.

La prière d'un côté, la vaisselle de l'autre.

Il n'y a pas deux vies. Il y a une seule vie, où la manière de manger, de s'asseoir, de parler,

de s'habiller et de traiter les autres relève du même mouvement.

Une femme qui vit ainsi n'a plus besoin de « trouver du temps pour Allah ».

Elle vit devant Lui, dans chacun de ses gestes.

Et c'est là que la sakina s'installe.

L'élégance d'une femme
commence par son comportement.

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